Mais c’est le modèle Orion qui cristallise les attentes. Prévu pour 2027, il intégrera de la réalité augmentée (AR), projetant des informations directement dans le champ de vision de l’utilisateur. Le projet reste pour l’instant un prototype, mais il marque une rupture technologique ambitieuse, digne d’un pari sur la « superintelligence du quotidien », selon les termes du PDG.
Un pari coûteux, mais assumé

Le développement de cette technologie a un prix. La division Reality Labs, en charge des lunettes, a encore creusé une perte de 4,5 milliards de dollars ce trimestre. Une saignée financière inquiétante, surtout en l’absence de rentabilité immédiate.
Mais Zuckerberg reste confiant. Il estime que Meta a « des années d’avance sur ses concurrents » et continue à justifier cette vision stratégique à long terme :
« Nous sommes ravis de continuer à investir massivement. »
La concurrence s’éveille lentement… mais sûrement
Si Meta occupe aujourd’hui le devant de la scène, la course aux lunettes connectées est loin d’être jouée. Google, autrefois pionnier avec ses Glass (un échec commercial en 2013), pourrait revenir dans la bataille. De son côté, Apple préparerait discrètement une offensive pour 2027, après avoir acquis une start-up spécialisée dans le suivi oculaire.
