Le documentaire Netflix « De rockstar à tueur : le cas Cantat » a révélé des aspects sombres et troublants de la vie de Bertrand Cantat, allant au-delà de la nuit tragique de juillet 2003, où Marie Trintignant fut mortellement blessée.
Cette série documentaire explore également le destin tragique de Krisztina Rady, l’ex-femme de Cantat, et les abus qu’elle aurait subis.
Révélations glaciales et conséquences
La série ne se contente pas de revisiter la mort de Marie Trintignant mais éclaire aussi sur la vie de Krisztina Rady, qui s’est suicidée en 2010. Des témoignages, comme celui de François Saubadou, son dernier compagnon, dépeignent une relation toxique marquée par le chantage émotionnel, la séquestration et un contrôle oppressant exercé par Cantat. Ces révélations sont d’autant plus poignantes qu’elles contredisent les déclarations antérieures de Rady, qui avait juré que Cantat ne l’avait jamais physiquement maltraitée.
Une omerta brisée
Le documentaire met en lumière la pression et le silence qui entouraient les comportements de Cantat, non seulement avec Marie Trintignant mais également dans ses relations antérieures. Un ancien membre de Noir Désir, sous anonymat, confirme la violence de Cantat envers Rady avant même le drame de Trintignant. Ce silence, maintenu par des proches et des membres du groupe, souligne un pacte tacite pour protéger l’image publique de Cantat, au détriment de la vérité et de la sécurité de ses compagnes.
Impact culturel et social du documentaire
La série documentaire provoque une onde de choc, exposant les faiblesses et les complicités au sein de l’entourage de Cantat qui ont permis que ces comportements destructeurs continuent sans contrainte. Elle interroge sur la responsabilité des proches et des collaborateurs dans la dissimulation des abus, et sur la manière dont les institutions et la société réagissent face à la violence domestique, surtout quand elle est perpétrée par des personnalités publiques.