Suivez-nous
10 juillet 2026

« Elle est en alternance chez nous… » : à Paris, l’impensable job de la fille cachée de Vladimir Poutine

Une présence banale, un nom qui ne l’est pas

Alexandre Vichnevski, cofondateur de la galerie, affirme n’avoir appris que récemment l’identité supposée de son employée. « Elle vient travailler comme n’importe quelle jeune femme. Pas de garde du corps, elle prend le métro », explique-t-il à Le Figaro. Lorsqu’il l’interroge sur sa filiation présumée, la réponse est catégorique : elle nie être la fille de Vladimir Poutine. Une réponse qui n’éteint pas les soupçons, mais soulève une question éthique : faut-il juger cette jeune femme sur des liens qu’elle conteste et qui n’ont jamais été établis juridiquement ?

Le galeriste, lui, reste prudent. Né en Ukraine, ayant vécu à Moscou, il connaît les tensions liées à ce type de révélation. « Je ne veux pas que l’on vienne me casser mes vitrines », confie-t-il, conscient de l’impact médiatique croissant et des menaces en ligne que reçoit la jeune femme.

Entre Paris, culture et héritage controversé

Travailler dans un lieu où l’on promeut l’art comme contre-pouvoir, tout en portant le fardeau d’une paternité présidentielle supposée, donne à cette situation une dimension presque romanesque. Elizaveta, devenue Luiza, tente visiblement de se fondre dans une normalité que son nom — même non officiellement reconnu — lui interdit totalement. La coïncidence de son engagement dans une galerie militante, dans un contexte de guerre et d’exil, ne peut être anodine. Elle en dit long sur l’ambivalence de cette figure, à la fois victime d’une rumeur tenace et potentiellement héritière d’un pouvoir contesté.

Une exposition involontaire mais très politique

Si Elizaveta Krivonogikh avait voulu se faire oublier, c’est raté. Sa réapparition relance le débat sur les ramifications internationales du pouvoir russe, mais pose aussi une question de société : peut-on détacher un individu de son origine présumée, surtout lorsque celle-ci est politique, contestée et opaque ? En France, son histoire prend une résonance toute particulière dans le contexte actuel de tension géopolitique et d’exil d’opposants russes.

Publicité
Partager sur Facebook