Fidèle à ses piques et à son franc-parler

Même affaibli, Eddy Mitchell conserve son sens de la formule. Il n’hésite pas à ironiser sur ses anciens compagnons de scène, de Johnny Hallyday à Hugues Aufray. À propos des artistes exilés en banlieue chic, il balance : « Ils vivent à côté du cadavre de Maurice Chevalier. » Fidèle à sa réputation de rockeur râleur, il ne mâche pas ses mots, même s’il les distribue désormais avec parcimonie.
Entre Paris et Saint-Tropez, une retraite à deux visages
Lorsqu’il quitte Paris, c’est pour retrouver sa maison de Saint-Tropez, lieu emblématique d’une époque révolue mais toujours présent dans son cœur. Là-bas, il retrouve une part de liberté, loin du gris parisien, dans un cadre plus solaire, plus doux. Entre ces deux refuges, Eddy Mitchell mène une existence rythmée par ses souvenirs, ses rituels, et le calme qu’il s’est enfin accordé.
Un retrait discret, mais pas une disparition
Si la scène lui manque, le silence semble lui faire du bien. Eddy Mitchell, discret mais lucide, ne cherche pas à entretenir sa légende : il la vit en paix. Il n’a pas dit adieu à la musique, mais il laisse le temps dicter sa cadence. Pour ses admirateurs, il reste une voix, une silhouette, un pan de la culture populaire française. Même loin des feux de la rampe, il continue de traverser les époques avec élégance et intégrité.
