Alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient perturbent le trafic aérien et bloquent plusieurs ressortissants français à Dubaï, une prise de position très tranchée sur RMC a déclenché une vive polémique.

La chroniqueuse Barbara Lefebvre a estimé que les contribuables français ne devraient pas financer leur rapatriement. Invitée dans l’émission Les Grandes Gueules sur RMC, la chroniqueuse Barbara Lefebvre a vivement réagi à la situation des touristes français coincés à Dubaï.
Face aux discussions sur un éventuel rapatriement organisé par l’État, elle a lancé une phrase qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux : « Ce ne sont pas mes impôts qui doivent payer le rapatriement des touristes qui sont allés à Dubaï. »
Cette sortie a rapidement été relayée sur X (anciennement Twitter), où la séquence a suscité des milliers de réactions, oscillant entre soutien et indignation.
Des tensions régionales qui perturbent les vols

La polémique intervient dans un contexte géopolitique particulièrement tendu au Moyen-Orient. L’escalade militaire dans la région a entraîné des perturbations du trafic aérien et la fermeture temporaire de certains espaces aériens.
Conséquence : plusieurs vols ont été annulés ou retardés, laissant des ressortissants français dans l’attente d’une solution pour rentrer en France.
Dans ce type de situation, la question du rapatriement se pose régulièrement. L’État français a déjà affrété des vols spéciaux lors de crises sanitaires, de conflits ou de catastrophes naturelles afin de permettre à ses citoyens de quitter une zone jugée dangereuse.
Une question financière qui divise

Mais ces opérations ont un coût, parfois important, qui peut être pris en charge en partie ou totalement par les finances publiques. C’est précisément ce point que Barbara Lefebvre conteste.
Selon elle, les personnes qui choisissent de voyager ou de s’installer dans des destinations réputées pour leur fiscalité avantageuse devraient assumer les risques associés à ce choix.
Un argument qui trouve un écho chez certains internautes, qui dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une injustice fiscale.
Entre solidarité nationale et responsabilité individuelle
D’autres voix, au contraire, dénoncent un manque de solidarité. Pour ces critiques, l’État a le devoir d’assister ses ressortissants en difficulté, quelle que soit leur situation fiscale ou leur lieu de résidence.
En réalité, le droit consulaire français prévoit bien une assistance aux citoyens à l’étranger. Dans certains cas, les frais de rapatriement peuvent être avancés par l’État, avant d’être éventuellement remboursés par les personnes concernées. La situation des expatriés ou influenceurs installés à Dubaï alimente régulièrement ce débat, l’émirat étant souvent associé à une fiscalité très favorable.










