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10 juillet 2026

« Du pâté dans… » : Thomas Dutronc pousse un coup de gueule et ça concerne sa mère Françoise Hardy

L’oubli chez les jeunes, un constat amer

Mais Thomas Dutronc pointe aussi un paradoxe troublant : en France, les jeunes générations semblent parfois passer à côté de ce répertoire. Lors d’une remise de prix à la Sacem, il réalise que certains jeunes artistes ne savent même pas qui sont ses parents. « Ils ne connaissaient ni Tous les garçons et les filles, ni Mon amie la rose. C’est triste », admet-il. Sans colère, mais avec un brin de désillusion.

Et pourtant, à l’étranger, le constat est tout autre : un auditeur sur deux aurait moins de 35 ans. Preuve que l’universalité des mélodies et la profondeur des textes de Françoise Hardy parlent encore aux cœurs, même loin de l’époque yéyé.

Une femme discrète, une artiste majeure

Françoise Hardy n’aimait pas qu’on parle d’elle comme d’une “légende”. Modeste, réservée, elle se voyait avant tout comme une ouvrière de la chanson, travaillant “comme un moine dans sa cellule”, selon les mots de son fils. Ce perfectionnisme, cette pudeur, cette authenticité — loin des artifices de la célébrité — expliquent sans doute l’attachement profond que lui voue encore le public.

Thomas Dutronc reste profondément ému par les témoignages de tendresse reçus lors des obsèques au Père-Lachaise. « Ils ne pouvaient pas le savoir, mais ma mère était vraiment sympa… », glisse-t-il avec émotion. « Elle se donnait tellement de peine pour faire de son mieux. »

Faire vivre l’héritage, sans trahir l’esprit

L’avenir de l’œuvre de Françoise Hardy est entre les mains d’un fils aimant et attentif, qui cherche à honorer sans trahir. En rééditant ses albums, en les diffusant auprès de nouveaux publics, Thomas Dutronc espère que la voix feutrée de sa mère continuera d’accompagner d’autres générations — avec la même pudeur, la même grâce.

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