À plus de 10 000 mètres d’altitude, le temps semble suspendu. Pourtant, parfois, l’urgence s’invite brutalement dans la cabine feutrée d’un long-courrier.

Lundi 23 février au matin, un vol reliant Nairobi à Paris a été le théâtre d’un drame bouleversant : un nourrisson n’a pas survécu malgré une mobilisation immédiate à bord.
Le drame s’est produit à bord d’un appareil d’Air France assurant la liaison entre Nairobi, au Kenya, et Paris. Selon les informations communiquées par la compagnie à l’AFP, le nourrisson a été victime d’un arrêt respiratoire durant la matinée du lundi 23 février. L’intervention a été déclenchée sans délai, conformément aux procédures prévues en cas d’urgence médicale.
L’enfant souffrait d’une pathologie cardiaque sévère et se rendait en France afin d’y recevoir des soins spécialisés. Malgré la vigilance de l’équipage et la rapidité de réaction, la situation s’est rapidement révélée critique.

Une mobilisation immédiate des secours
Comme l’exige le protocole, l’équipage a pris contact par liaison satellite avec la régulation du Samu de Paris. Cette procédure permet d’obtenir en temps réel des recommandations médicales adaptées à la situation rencontrée à bord. Chaque étape a été suivie avec rigueur, dans le respect des règles sanitaires et opérationnelles.
Dans le même temps, un appel a été lancé aux passagers pour identifier d’éventuels professionnels de santé présents dans l’avion. Plusieurs médecins se trouvaient effectivement à bord et se sont immédiatement portés volontaires pour porter assistance au nourrisson.
L’intervention de médecins passagers

Les médecins ont tenté de réanimer l’enfant, épaulés par l’équipage formé aux premiers secours et équipé du matériel médical disponible à bord. Malgré leurs efforts conjoints et l’assistance à distance des équipes du Samu, les tentatives de sauvetage n’ont pas permis d’éviter l’issue fatale.
Le nourrisson voyageait accompagné, a indiqué la compagnie sans fournir davantage de précisions, respectant la confidentialité et la dignité des proches concernés. Le vol AF 815, parti la veille au soir de Nairobi, a finalement atterri à l’aéroport Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle vers 6h10 lundi matin.
Un drame humain au cœur du transport aérien
Les compagnies aériennes disposent de protocoles stricts pour faire face aux urgences médicales en vol, incluant la formation des équipages et la présence d’équipements adaptés. Toutefois, certaines situations, en particulier lorsqu’elles concernent des pathologies lourdes, peuvent évoluer avec une extrême rapidité.










