L’affaire du bar Le Constellation à Crans-Montana continue de susciter une vive émotion.

Après le sinistre survenu la nuit du réveillon, qui a coûté la vie à 41 personnes et fait 115 blessés, une nouvelle controverse émerge autour des conditions judiciaires imposées aux propriétaires, Jacques et Jessica Moretti.
Les Moretti, propriétaires de l’établissement, ont récemment été entendus par la justice suisse. Si Jacques Moretti a pu quitter la détention après le versement d’une caution de 200 000 francs suisses, réglée par un donateur resté anonyme, la situation de son épouse soulève désormais des interrogations.
Jessica Moretti n’a pas été placée en détention provisoire. Le 12 janvier 2026, le Tribunal cantonal des mesures coercitives du Valais avait cependant décidé de lui imposer plusieurs obligations, notamment l’interdiction de quitter la Suisse, la remise de ses documents d’identité et de séjour au parquet, ainsi qu’une présentation quotidienne auprès des autorités. Une caution devait également être fixée ultérieurement.

Une somme jamais déterminée
Selon le quotidien italien Il Messaggero, non seulement la caution prévue pour Jessica Moretti n’a pas été versée, mais son montant n’aurait même pas été arrêté. L’absence de précision sur cette mesure alimente les interrogations autour du suivi de la procédure, d’autant que les décisions initiales évoquaient clairement un dépôt financier à déterminer.
Le journal Libero affirme, après examen de nombreux documents judiciaires, que toute mention de cette caution aurait disparu du dossier, seule celle relative à Jacques Moretti restant formellement inscrite. Le tribunal n’aurait pas encore statué définitivement sur ce point, malgré une annonce antérieure.
Les familles demandent des explications

Cette évolution a ravivé la colère des proches des victimes. Déjà éprouvées par la libération de Jacques Moretti le 23 janvier, certaines familles s’interrogent sur la cohérence des mesures prises. Leurs avocats ont demandé des éclaircissements sur la conduite des investigations, notamment en ce qui concerne l’origine des fonds ayant permis le versement de la caution du mari.
Plus largement, les conseils des parties civiles souhaitent que toute la lumière soit faite sur la situation patrimoniale des propriétaires, certains évoquant des déclarations financières qui mériteraient d’être examinées avec attention.
À ce stade, aucune décision définitive n’a été rendue par la justice suisse sur ces éléments précis. Les autorités poursuivent leurs investigations afin d’établir les responsabilités liées au sinistre et de clarifier les mesures judiciaires en vigueur.










