À 42 ans, l’acteur et metteur en scène affirme ne plus entrevoir d’issue médicale à son calvaire. Son témoignage bouleversant, rendu public début janvier, met en lumière une détresse intime et soulève de lourdes questions sanitaires.
Tout commence en 2023, lorsqu’Arnaud Denis subit une intervention chirurgicale destinée à traiter une hernie inguinale. La pose d’une prothèse, présentée comme une solution classique, marque pourtant le début d’un long cauchemar. Très rapidement, des douleurs diffuses et persistantes apparaissent, transformant son quotidien en une succession d’épreuves physiques. Ce qui devait être un acte réparateur devient, selon ses mots, le point de départ d’une dégradation inexorable.
Une souffrance devenue insupportable
Deux ans et demi plus tard, l’état de santé du metteur en scène ne cesse de se détériorer. Il décrit une perte progressive de mobilité, des douleurs intenses dans le dos et les pieds, ainsi qu’une déformation de la colonne vertébrale. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il confie ne presque plus pouvoir marcher, ni se tenir droit, vivant dans une peur permanente face à l’évolution de son corps.
Le retrait de la prothèse, un espoir déçu
Face à l’aggravation de ses symptômes, Arnaud Denis décide de se rendre aux États-Unis pour une opération coûteuse visant à retirer la prothèse. Mais malgré cette intervention lourde, l’amélioration espérée n’est pas au rendez-vous. La douleur persiste, violente, chronique, et les médecins ne lui proposent plus de solution thérapeutique capable de la soulager durablement.
Le choix radical de l’euthanasie

Aujourd’hui, le comédien affirme envisager l’euthanasie en Belgique, où cette pratique est légale sous certaines conditions. Un choix qu’il dit mûrement réfléchi, motivé par l’absence d’alternative médicale et par l’épuisement psychologique provoqué par des années de souffrance. « Un homme sait profondément en lui quand il est condamné », confie-t-il dans un entretien accordé au Le Dauphiné Libéré.
Dénoncer un problème de santé publique
Au-delà de son cas personnel, Arnaud Denis souhaite alerter sur ce qu’il considère comme des dérives médicales. Il met en cause l’utilisation de prothèses en polypropylène dans la chirurgie de la hernie, estimant que les patients français seraient insuffisamment informés des risques. Il a créé un groupe Facebook intitulé Victimes Françaises de prothèses de hernie, qui rassemble aujourd’hui environ 1 500 membres partageant des parcours similaires.
