Aujourd’hui, le comédien affirme envisager l’euthanasie en Belgique, où cette pratique est légale sous certaines conditions. Un choix qu’il dit mûrement réfléchi, motivé par l’absence d’alternative médicale et par l’épuisement psychologique provoqué par des années de souffrance. « Un homme sait profondément en lui quand il est condamné », confie-t-il dans un entretien accordé au Le Dauphiné Libéré.
Dénoncer un problème de santé publique
Au-delà de son cas personnel, Arnaud Denis souhaite alerter sur ce qu’il considère comme des dérives médicales. Il met en cause l’utilisation de prothèses en polypropylène dans la chirurgie de la hernie, estimant que les patients français seraient insuffisamment informés des risques. Il a créé un groupe Facebook intitulé Victimes Françaises de prothèses de hernie, qui rassemble aujourd’hui environ 1 500 membres partageant des parcours similaires.
L’absence de reconnaissance des victimes
Selon lui, aucun recensement officiel n’existerait en France concernant les patients souffrant de complications liées à ces implants. Il déplore un manque de transparence sur les effets secondaires possibles et une difficulté majeure à faire reconnaître un statut de victime. À travers son combat, il espère provoquer une prise de conscience au sein des autorités sanitaires et du corps médical.
Une plainte pour laisser une trace

Conscient de ses limites physiques, Arnaud Denis a annoncé son intention de déposer plainte contre X pour « blessures involontaires ». Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une plainte collective en préparation. Il confie ne pas se sentir capable d’aller lui-même au bout de cette procédure, mais souhaite la laisser comme un héritage pour sa famille et pour les autres patients concernés.
Un cadre sanitaire déjà jugé à risque
En 2017, ANSM avait reclassé les implants de renfort pariétal utilisés pour les hernies abdominales et inguinales parmi les dispositifs médicaux à risque élevé. Une décision qui renforce, aux yeux du metteur en scène, la légitimité de son combat et la nécessité d’un débat public plus large.
