Un prénom hérité d’une ancienne fiancée de son père

“Mon vrai prénom, c’est Éliane”, confie-t-elle simplement. Mais la suite surprend : “C’est le prénom de l’ancienne fiancée de mon père… qui était très jolie !” Une confidence tendre et drôle à la fois, qui laisse entrevoir l’autodérision dont Liane a toujours su faire preuve. Malgré cette anecdote pour le moins piquante, elle garde un souvenir ému de ses parents, arrivés d’Algérie en 1962 et commerçants dans un quartier populaire. La Droguerie du sourire, qu’ils tenaient, était bien plus qu’un commerce : un lieu de vie, de partage, de solidarité.
Une enfance ancrée dans la tendresse et l’humilité
Petite dernière d’une fratrie, Éliane – future Liane – grandit dans un foyer où la musique, le rire et les valeurs de sororité sont transmis dès l’enfance. Sa mère lui enseigne très tôt l’importance de ne jamais jalouser les autres femmes, mais au contraire, de les soutenir. Une philosophie qu’elle incarne aujourd’hui encore. Enfant sensible, ado rêveuse, elle se décrit comme un “clown timide”, imitatrice malicieuse qui préférait faire rire en douce plutôt que briller sur le devant de la scène.
Une artiste façonnée par la musique… et les épreuves

La musique s’invite très tôt dans sa vie : piano, solfège, orchestre à 12 ans. Mais son adolescence est marquée par un romantisme naïf, parfois douloureux. “Un peu poire”, dit-elle en riant, elle rend service, tient la chandelle, sans jamais être celle que l’on choisit. Pourtant, sa mère, pilier affectif inébranlable, veille. “Elle m’a appris à ne jamais dépendre d’un homme. C’était à moi de devenir une princesse charmante.”
Aujourd’hui, à l’aube d’une nouvelle décennie, Liane Foly affirme avec assurance : “Je sais que je suis prête à aimer et que je vais tomber sur la bonne personne”. Une déclaration pleine de foi et d’optimisme, à l’image de cette artiste qui n’a jamais cessé d’évoluer, de se remettre en question, et surtout… d’être vraie. Elle conclut avec douceur : “La meilleure partie de mon existence commence maintenant, sur tous les plans.”
