Environ 1,2 million de comptes sont concernés. Les autorités appellent à la vigilance. Le 18 février, le ministère de l’Économie a confirmé qu’un individu ou un groupe non autorisé a obtenu un accès frauduleux au Fichier national des comptes bancaires (Ficoba). Près de 1,2 million de comptes auraient été consultés depuis la fin janvier, selon les informations communiquées par Bercy.
Les personnes concernées recevront prochainement une notification individuelle les informant que leurs données ont pu être exposées. Toutefois, chacun peut dès à présent adopter des mesures de précaution.
Quelles données ont été compromises ?
Le piratage ne permet pas d’effectuer directement des virements ou des paiements par carte bancaire. En revanche, certaines informations sensibles ont pu être consultées : RIB, IBAN, identité du titulaire, adresse et, dans certains cas, identifiant fiscal.
Ces données, bien que ne permettant pas un accès direct aux fonds, peuvent servir de base à des tentatives de fraude, notamment via des prélèvements bancaires indus.

Le risque des faux prélèvements
La Fédération bancaire française (FBF) alerte : à partir d’un IBAN, des fraudeurs peuvent tenter d’émettre des prélèvements en se faisant passer pour des créanciers légitimes. Ce mécanisme repose sur le même principe que les paiements récurrents pour des abonnements téléphoniques ou énergétiques.
Pour qu’une fraude aboutisse, deux conditions doivent être réunies : les pirates doivent être enregistrés comme émetteurs de prélèvements auprès d’un prestataire de services de paiement et disposer de mandats de prélèvement. Ces mandats peuvent être falsifiés à partir des IBAN obtenus illégalement, permettant ainsi le détournement de fonds.
