Quand Donald Trump prend la parole, l’imprévu n’est jamais loin. Le président américain, coutumier des détours inattendus et des formules abruptes, a une nouvelle fois surpris son auditoire lors d’une réunion officielle.

Entre compliments inattendus et confidences personnelles, la séquence a laissé plus d’un diplomate perplexe. Réuni à l’occasion de la session inaugurale du Conseil de la paix, Donald Trump devait prononcer un discours à tonalité diplomatique. Mais fidèle à sa réputation, le président des États-Unis a rapidement dévié du cadre protocolaire, préférant multiplier les apartés personnels.
Évoquant son homologue paraguayen, Santiago Peña Palacios, il l’a décrit comme un « jeune homme beau », avant d’ajouter, dans un sourire : « C’est toujours agréable d’être jeune et beau. » La formule, déjà surprenante dans un tel contexte, a été suivie d’une remarque encore plus déconcertante : « Ça ne veut pas dire qu’on est obligés de l’apprécier. […] Je n’aime pas les jeunes hommes beaux. »
Dans la salle, les rires ont fusé, mêlés à une certaine gêne. L’assistance diplomatique, habituée aux discours calibrés, a dû redoubler d’attention pour suivre le fil d’une intervention imprévisible.
Une digression sur un incident à l’ONU

Loin de revenir immédiatement aux enjeux internationaux, Donald Trump a poursuivi sur un tout autre registre. Il a évoqué un épisode survenu en septembre dernier au siège des Nations unies à New York. Alors qu’il descendait un escalator aux côtés de son épouse, l’appareil se serait brusquement arrêté.
« Il montait. Boum ! » a-t-il raconté, mimant la scène. Selon lui, la présence de Melania Trump juste devant lui lui aurait évité une chute, précisant qu’il avait posé la main sur une partie de son corps pour se stabiliser.
Cette anecdote, livrée avec emphase, a contribué à brouiller davantage le message initial de la réunion. Une fois encore, le président a préféré l’illustration personnelle au propos institutionnel.
Melania Trump, “star de cinéma” selon le président
La digression ne s’est pas arrêtée là. Donald Trump a ensuite vanté le documentaire consacré à son épouse, sorti le 30 janvier. Il a qualifié Melania Trump de « véritable star de cinéma » et affirmé que le film était « le documentaire le plus vendu des vingt dernières années ».
« C’est un film numéro un. Les salles sont pleines à craquer », a-t-il assuré avec conviction. Une affirmation destinée à impressionner son auditoire, même si les chiffres disponibles nuancent ce tableau enthousiaste.

Selon les données rapportées par la presse spécialisée, le long-métrage a effectivement connu un démarrage solide. Toutefois, la fréquentation aurait enregistré une baisse significative dès la deuxième semaine d’exploitation, avec un recul estimé à 67 %. Les recettes actuelles ne permettraient pas, à ce stade, de couvrir les quelque 40 millions de dollars engagés pour la production, ni les 35 millions consacrés à la promotion.
Un style assumé, entre politique et spectacle
Au-delà des chiffres, cet épisode illustre une constante de la communication trumpienne : la fusion entre scène politique et narration personnelle. Le président des États-Unis transforme régulièrement les tribunes officielles en espaces de storytelling, mêlant flatterie, humour provocateur et autopromotion. Pour ses partisans, cette spontanéité constitue une marque d’authenticité. Pour ses détracteurs, elle brouille la lisibilité du message diplomatique et détourne l’attention des enjeux de fond.










