L’ancien Premier ministre est soupçonné d’avoir conservé deux statuettes reçues lorsqu’il occupait les fonctions de ministre des Affaires étrangères au début des années 2000. L’affaire, relancée après des révélations télévisées, suscite désormais des investigations judiciaires.
Le Parquet national financier a annoncé, mercredi 20 mai, l’ouverture d’une enquête préliminaire visant Dominique de Villepin. Les investigations portent sur les conditions dans lesquelles deux œuvres auraient été offertes à l’ancien ministre des Affaires étrangères, alors en poste entre 2002 et 2004 au Quai d’Orsay.
Dans un communiqué officiel, le PNF précise que l’enquête a été ouverte pour des faits susceptibles d’être qualifiés de « recel de détournement de fonds publics » ainsi que pour d’éventuelles infractions connexes. Les magistrats cherchent notamment à déterminer comment une statuette et un buste auraient été remis à Dominique de Villepin avant d’être conservés par ce dernier pendant plusieurs années.
L’institution judiciaire indique s’être appuyée sur les éléments récemment portés à sa connaissance pour lancer ces investigations. À ce stade, l’enquête demeure au stade préliminaire et aucune mise en examen n’a été annoncée.

L’entourage de Dominique de Villepin affirme sa sérénité
À la suite de l’annonce de cette procédure, l’entourage de l’ancien chef du gouvernement a rapidement réagi. Contactés par BFMTV, ses proches ont assuré que Dominique de Villepin restait pleinement disponible pour répondre aux questions de la justice.
Selon eux, le Parquet national financier pourra “faire toute la lumière” sur cette affaire, l’ancien Premier ministre se tenant « sereinement » à disposition des enquêteurs. Cette ligne de défense vise à montrer que l’ancien ministre ne chercherait pas à se soustraire aux investigations ouvertes par le parquet.
