Des voix discordantes

L’initiative ne fait cependant pas l’unanimité. L’avocat pénaliste Me Eolas a dénoncé sur X une logique de privatisation de la justice, estimant que l’État « oblige à recourir à un arbitre privé, à vos frais, plutôt que juger votre affaire ». Le ministère rétorque que la médiation ne pourra jamais être imposée au-delà de la réunion d’information. Les cas de violences intrafamiliales, eux, restent exclus du dispositif.
Une justice en mutation
Cette réforme illustre une volonté politique : favoriser les solutions pacifiées plutôt que l’affrontement judiciaire. Si certains y voient une modernisation nécessaire, d’autres redoutent une justice à deux vitesses, où la capacité financière des justiciables conditionne l’accès à une résolution rapide des litiges. Le temps dira si la médiation et la conciliation deviennent des outils efficaces ou un fardeau supplémentaire pour des citoyens déjà fragilisés par les épreuves familiales.
