
Mais de nombreuses zones d’ombre subsistent, à commencer par un élément troublant : la disparition inexpliquée d’un médaillon qu’il portait toujours sur lui. Le 30 mars 2024, une promeneuse du Haut-Vernet met un terme brutal aux espoirs et aux recherches, en découvrant le crâne de l’enfant, à seulement quelques centaines de mètres du lieu de sa disparition, survenue le 8 juillet 2023. Très vite, des fouilles sont organisées dans la zone, menant à la découverte d’autres ossements ainsi que certains effets personnels du garçonnet : un T-shirt, une culotte, une paire de chaussures. Mais certains éléments clés manquent encore à l’appel, comme les lacets et, surtout, le médaillon qu’Émile portait au cou.
Cette absence intrigue les enquêteurs, car le collier pourrait contenir des traces d’ADN, susceptibles de faire progresser l’enquête, voire de désigner un tiers impliqué dans la mort de l’enfant. Malgré une fouille méticuleuse de la zone, aucun bijou n’a été retrouvé, un fait d’autant plus suspect que ce médaillon était considéré comme un objet que l’enfant ne quittait jamais.
Un traumatisme violent sur le crâne : la piste d’une tierce personne ?

Le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, a confirmé lors d’une conférence de presse que des examens médico-légaux ont révélé un élément crucial : le crâne d’Émile présente un traumatisme qualifié de « violent », laissant penser qu’une tierce personne pourrait être impliquée. Si cette hypothèse reste à confirmer, elle éloigne de plus en plus la piste d’un accident banal ou d’une chute isolée.
Autre élément révélateur : le corps ne s’est pas décomposé dans ses vêtements, suggérant que le cadavre a été déplacé après la mort, ce qui tendrait à appuyer la thèse d’une dissimulation ou d’un abandon post-mortem, volontaire et réfléchi. Un comportement incompatible avec un accident accidentel non assisté.
