Dans l’enquête interminable sur la disparition du petit Émile, chaque détail compte.

Dernier rebondissement : deux vélos saisis chez les grands-parents auraient appartenu à l’un des oncles de l’enfant. Des expertises ADN sont en cours, tandis que la justice poursuit méthodiquement ses investigations, sans écarter aucune hypothèse.
L’information a relancé l’attention autour d’un élément matériel passé inaperçu pendant des mois. Deux bicyclettes saisies en décembre dans le garage des grands-parents d’Émile appartiendraient à Maximin, l’un de ses oncles. Ces objets, utilisés régulièrement par le jeune homme lors de ses séjours dans les Alpes, sont désormais soumis à des analyses scientifiques poussées afin d’y rechercher d’éventuelles traces génétiques.
Des expertises ADN confiées à un laboratoire spécialisé

Le 16 décembre, les vélos ont été transmis au laboratoire bordelais dirigé par le professeur Christian Doutremepuich, spécialiste reconnu pour ses techniques d’extraction d’ADN à très haute sensibilité. L’objectif des enquêteurs est précis : déterminer si des traces appartenant à l’enfant disparu, ou à un tiers, peuvent être mises en évidence et ainsi orienter l’instruction vers de nouvelles pistes.
Un oncle déjà entendu dans le cadre de l’enquête
Maximin, 20 ans, n’est pas un inconnu dans ce dossier. Le 25 mars 2025, il avait été placé en garde à vue aux côtés de ses parents, Anne et Philippe Vedovini, ainsi que de sa sœur Marthe. Les qualifications alors évoquées par les enquêteurs étaient particulièrement lourdes : homicide volontaire et recel de cadavre. Ces mesures s’inscrivaient dans le cadre d’auditions approfondies visant à explorer toutes les hypothèses, y compris celles impliquant l’entourage familial.
Un témoignage qui a marqué les esprits
À l’origine de ces gardes à vue, le récit d’un voisin du hameau du Haut-Vernet. Ce dernier affirmait avoir aperçu Émile descendre une rue le jour de sa disparition, suivi de près par trois membres de sa famille. Selon ce témoin, les mêmes personnes seraient revenues quelques minutes plus tard sans l’enfant, un détail qui a profondément marqué les enquêteurs et justifié des investigations renforcées.
Remises en liberté et absence de charges à ce stade

Après plusieurs heures d’audition, l’ensemble des membres de la famille Vedovini avait été remis en liberté. Aucune charge n’a été retenue à leur encontre à ce jour. La justice insiste toutefois sur le fait qu’aucune piste n’est définitivement écartée, et que le cercle familial reste, comme d’autres hypothèses, intégré au champ des investigations.
Un jeune homme discret, désormais entendu comme partie civile
Maximin, l’un des neuf enfants du couple, était présent au Haut-Vernet le 8 juillet 2023. Installé aujourd’hui dans le sud de la France, il a toujours cherché à préserver son anonymat. En décembre dernier, il a été entendu par les juges d’instruction, cette fois en qualité de partie civile. Son avocate indique qu’il demeure pleinement disponible pour la justice, estimant que tout élément susceptible de faire avancer la manifestation de la vérité doit être accueilli favorablement.










