Une disparition qui a bouleversé le monde des médias, tant cette figure iconique, provocante et inclassable, aura marqué son époque. Mais derrière l’émotion unanime, une polémique posthume vient troubler l’hommage.
Thierry Ardisson, c’était une signature, une silhouette, un ton. Lunettes noires, voix grave et sens du verbe acéré : l’animateur et producteur n’a jamais laissé le public indifférent. Des plateaux de Tout le monde en parle à ceux de Salut les Terriens, il a réinventé l’art de l’interview à la française, mêlant impertinence, humour noir, et sens du spectacle.

Jusqu’à ses derniers jours, Ardisson demeurait actif. Il assurait encore récemment la promotion de son autobiographie L’Homme en noir sur les ondes de France Inter et sur le plateau de France 2. Sa mort, survenue brutalement, a pris de court une grande partie du public et de ses proches collaborateurs, bien que son état de santé se soit dégradé dans l’ombre.
Une polémique ternit l’hommage unanime

Mais alors que les hommages affluent, un article publié par Libération jette un froid. Intitulé « Thierry Ardisson, ou les lunettes noires du vieux monde misogyne », ce portrait posthume à charge a choqué de nombreuses personnalités, au point de raviver des tensions entre presse et monde artistique.
Stéphane Guillon, ancien chroniqueur d’Ardisson, a vivement réagi sur Instagram, publiant une capture de l’article assortie d’un commentaire lapidaire : “Honte à Libération.” Dans la foulée, Thomas Dutronc a enfoncé le clou, dénonçant une absence de mémoire et de respect : “Libération, ou la ringardise de gens qui n’ont pas la mémoire de ce qu’ils ont écrit à l’époque de ‘ce vieux monde’, pas de cœur, pas le respect des morts…”
