Son appartement mythique du 93, rue du Faubourg Saint-Honoré, où il recevait les invités de son émission culte, reste un décor emblématique de sa personnalité hors normes. Entre 2003 et 2007, « 93, Faubourg Saint-Honoré » a marqué les esprits par son format novateur : recevoir des personnalités dans un décor intime, mais parfaitement scénographié, au cœur même de l’appartement de l’animateur. Situé dans le très chic 8e arrondissement de Paris, entre l’hôtel de Beauvau et l’hôtel de Coigny, cet espace atypique reflétait parfaitement le goût assumé de Thierry Ardisson pour le spectaculaire, l’exubérant et le théâtral.
Plus qu’un plateau de télévision, l’appartement était un décor vivant, une œuvre personnelle où chaque objet, chaque couleur, racontait quelque chose de l’homme en noir.
Une entrée théâtrale et des pièces chargées d’histoire

Dès l’entrée, le ton était donné : murs bleu canard, grand lustre au plafond, ambiance feutrée et opulente. Le lieu se distinguait par des volumes généreux, un plafond haut qui laissait place aux effets de lumière, et un goût assumé pour la surcharge décorative.
La chambre, dans un style baroque assumé, arborait un lit orné de dorures, des tissus tendus bleu et blanc, évoquant un décor presque royal, à mi-chemin entre le boudoir de collectionneur et le décor de cinéma. Cette esthétique décalée, ancrée dans un certain art de vivre à la française, était la signature visuelle d’Ardisson.
Une cuisine conviviale et éclectique

L’une des pièces les plus emblématiques reste la cuisine, véritable carrefour de convivialité durant les tournages. Vue sur rue, murs jaune poussin, table centrale recouverte d’une nappe rouge, verres alignés sur une étagère bleue, produits ménagers classés par taille… L’ensemble évoquait un joyeux désordre parfaitement orchestré.
