Depuis quatre ans, Éric Gousset, 55 ans, veillait sur ce domaine hors du temps. Employé par Brigitte Bardot, il nourrissait, soignait et protégeait les animaux encore présents dans l’enclos, perpétuant l’esprit voulu par la maîtresse des lieux. Son rôle dépassait largement celui d’un simple gardien : il était le dépositaire d’un équilibre fragile, fondé sur la confiance et le respect du vivant.
Des rituels quotidiens jusqu’à l’épuisement
Malgré l’âge et une fatigue de plus en plus marquée, Brigitte Bardot continuait de se rendre presque chaque jour à la Garrigue. Jusqu’à la fin de l’été, elle passait de longues heures à nourrir et appeler ses animaux, venant depuis la Madrague pour ce rendez-vous devenu sacré. Selon des témoignages recueillis par Paris Match, sa voix seule suffisait à faire accourir cochons, chèvres et volatiles, tous réunis autour d’elle pour recevoir fruits, légumes et grains.
Un lieu chargé de mémoire et de recueillement

La Garrigue n’était pas seulement un refuge vivant. On y trouve aussi une ferme, une petite chapelle et les tombes de plusieurs animaux sauvés, auxquels Brigitte Bardot offrait une sépulture digne. Ce paysage intime, façonné loin des projecteurs, traduisait une vision presque spirituelle de la relation entre l’homme et l’animal.
Le départ de certains animaux, une décision contestée
Peu avant la disparition de l’icône, la Fondation Brigitte Bardot a repris une partie des animaux jusque-là hébergés à la Garrigue. Une décision qui aurait profondément heurté Brigitte Bardot et ses proches, selon les témoignages de ses amis de longue date. Malgré l’épuisement physique, affirment-ils, jamais elle n’aurait envisagé de se séparer de ceux qu’elle considérait comme sa famille.
