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24 juin 2026

Disparition d’Agathe Hilairet : le maire de Vivonne choqué par la méthode employée par les gendarmes pour avancer dans l’enquête

L’ouverture d’une information judiciaire

Le 14 avril, le parquet de Poitiers ouvre une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration ». Cette qualification grave vient confirmer ce que beaucoup redoutaient déjà : la thèse de l’accident semble écartée au profit d’un acte criminel. Ce changement permet aux enquêteurs de bénéficier de leviers plus puissants pour explorer toutes les pistes possibles.

Mais le 17 avril, les recherches physiques sur le terrain sont interrompues. À défaut d’indices concrets, les enquêteurs misent désormais sur une autre stratégie : une enquête plus ciblée, plus discrète, mais tout aussi déterminée. Cette bascule dans les méthodes d’investigation marque un tournant dans l’affaire.

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Une enquête qui change de visage

Les gendarmes choisissent désormais d’interroger la population locale. Loin des grands moyens spectaculaires, les enquêteurs distribuent désormais des questionnaires aux randonneurs, cyclistes ou simples promeneurs dans les environs de Voulon. Des questions précises sont posées : habitudes de fréquentation, trajets, heures de passage…

L’objectif est clair : reconstituer minutieusement les allées et venues du jour de la disparition pour détecter une anomalie. Ce travail de fourmi pourrait, à terme, faire surgir un témoignage oublié, une coïncidence révélatrice, un visage ou un véhicule croisé par hasard.

Une stratégie qui suscite des doutes à Vivonne

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Dans la commune de Vivonne, l’émotion reste vive et l’espoir se mêle à l’incompréhension. Interrogé par RTL, le maire ne cache pas sa frustration : « Ils ont fait leurs recherches, hélicoptères, tout, avec les chiens, avec des drones, mais ils n’ont rien trouvé. Et aujourd’hui, il n’y a plus rien de tout ça. » Son désarroi reflète celui d’une communauté suspendue à une affaire qui heurte de plein fouet son sentiment de sécurité.

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