La polémique enfle aussi sur les réseaux sociaux. Thomas Ménagé, député RN, dégaine sur X le 1er août : « 40% des Français renoncent à partir en vacances, mais les détenus du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin vont avoir droit à une semaine de surf thérapeutique à Saint-Malo. » Son attaque directe au ministre : « Tout va bien, Gérald Darmanin ? »
Le terrain juridique reste complexe. En mai, le Conseil d’État a émis des réserves, annulant le principe général d’interdiction des activités ludiques. Mais l’interdiction des activités « provocantes » demeure légale, dès lors qu’elles portent atteinte au respect dû aux victimes.
Cette nouvelle polémique illustre les équilibres délicats que doit gérer Darmanin entre exigences thérapeutiques et acceptabilité sociale de la justice pénale.

Entre Thérapie Et Provocation : Le Débat Juridique
Ce terrain juridique complexe révèle toute l’ambiguïté de l’affaire. Car au départ, l’initiative avait un objectif purement médical. Le service médico-psychologique de Rennes-Vezin visait à soigner un détenu souffrant de troubles psychiatriques. Le surf thérapeutique, une approche reconnue dans certains centres de soins.
Mais la frontière entre soin et provocation reste floue. Eric Toxé, du syndicat UFAP-UNSa Justice, balaie d’un revers de main l’argument thérapeutique : « Jusqu’à présent, ça se saurait si faire du surf permettait à des détenus qui présentent des troubles psychologiques d’être soignés. »
