Le Conseil d’État a pourtant tranché en mai dernier. Les magistrats ont annulé le principe général d’interdiction des activités ludiques de Darmanin, jugé contraire au code pénitentiaire. La loi autorise bel et bien les activités thérapeutiques, même si elles paraissent « ludiques ».
Reste une exception cruciale : l’interdiction des activités « provocantes » demeure légale. Le critère ? Toute action « susceptible de porter atteinte au respect dû aux victimes ».
Une semaine de surf à Saint-Malo pour un détenu entre-t-elle dans cette catégorie ? La réponse de Darmanin est sans appel. Mais le débat entre nécessité thérapeutique et acceptabilité sociale reste ouvert dans les prisons françaises.
