Les mangeoires de jardin en cause

Les scientifiques attribuent la flambée des cas à un objet du quotidien : la mangeoire à oiseaux. Présentes dans de nombreux jardins nord-américains, elles constituent des points de rassemblement pour les écureuils, facilitant la transmission du virus.
À mesure que les animaux se frottent les uns aux autres ou partagent les mêmes graines, les lésions virales se transmettent rapidement. Cette promiscuité non naturelle, induite par les installations humaines, accentue la propagation d’une maladie pourtant endémique et ancienne.
Une pathologie généralement bénigne… mais parfois mortelle

Dans la plupart des cas, les fibromes régressent spontanément au bout de quelques semaines. Le système immunitaire des écureuils parvient à éliminer l’infection, et l’animal retrouve une apparence normale. Mais dans les formes les plus sévères, le virus peut atteindre les organes internes, affaiblir considérablement le rongeur et entraîner son décès.
Les cas les plus graves sont rares, mais ils ravivent des peurs collectives, notamment à travers des images virales montrant des animaux en piteux état. Les experts de la faune se veulent rassurants : il s’agit d’un cycle naturel, dont il ne faut pas s’alarmer outre mesure. En l’absence d’intervention humaine, la fibromatose tend à se réguler d’elle-même, au rythme de l’immunité des populations animales.
