Selon elle, cette action s’inscrit dans une volonté de remettre en cause les acquis des luttes féministes. Elle a notamment évoqué la situation de pays où l’accès à l’IVG demeure restreint, citant la Pologne, et rappelé les combats menés par les générations précédentes pour obtenir ce droit.
Un contexte européen déjà tendu

L’initiative intervient quelques semaines après l’adoption d’une résolution garantissant « l’accès à un avortement sûr et légal dans toute l’Union européenne ». Ce texte vise à permettre aux femmes privées d’accès à l’IVG dans leur pays de se rendre dans un autre État membre volontaire, une mesure soutenue par 358 eurodéputés lors du vote de décembre. 202 s’y étaient opposés et 79 s’étaient abstenus.
À l’époque, le groupe de la Gauche avait lui-même affiché une banderole pro-IVG dans l’enceinte parlementaire. Les échanges actuels témoignent donc d’un climat particulièrement polarisé autour de la question des droits reproductifs.
Au-delà de la gauche, d’autres voix se sont élevées. Valérie Hayer, tête de liste Renaissance aux dernières élections européennes, s’est dite « absolument indignée » par le déploiement de la banderole, soulignant que près de 20 millions de femmes dans l’Union européenne n’ont toujours pas accès à un avortement sûr et légal. Elle appelle à des sanctions à l’encontre des responsables de cette action.
