Une épidémie locale : scénario désormais plausible
Selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publié en septembre 2024, le risque d’une épidémie d’arbovirose en métropole dans les cinq ans est estimé entre 6 et 7 sur 9. Cela signifie que la probabilité de transmission autochtone devient préoccupante, notamment si les mesures de surveillance et de prévention échouent à contenir les premiers cas. « Dès qu’on ne peut plus relier toutes les personnes infectées à une source précise, on parle d’épidémie », rappelle Émeline Barrès, experte de l’Anses.
Un enjeu sanitaire à ne pas sous-estimer
Ce signal d’alerte lancé par la DGS doit être pris au sérieux. Avec des déplacements estivaux à venir, des conditions climatiques propices à la prolifération des moustiques et une implantation étendue des espèces vectrices, la vigilance individuelle et collective s’impose plus que jamais pour éviter une propagation incontrôlée.
