Un père face aux caméras, une affaire qui bouleverse l’opinion et des mots qui divisent.

Sur RTL, Michel Favrot a pris la parole pour défendre son fils, Jacques-Elie Favrot, placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le lynchage mortel de Quentin Deranque. Un témoignage qui suscite de vives réactions.
Invité à s’exprimer sur RTL, Michel Favrot a déclaré « espérer » que son fils serait lavé « de tout soupçon ». Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, fait partie des personnes placées en garde à vue dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque.
Le père du jeune homme a confirmé l’engagement de son fils auprès de La Jeune Garde “depuis des années”, qualifiant cet engagement de « fort ». Il a ajouté que son fils serait prêt « à donner sa vie » pour cette cause, tout en assurant qu’il n’aurait pas participé à l’agression.
Une défense fondée sur la parole du fils
Michel Favrot affirme se baser sur les déclarations de son fils pour exclure toute implication directe dans les violences survenues en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon la semaine précédente. « Je pense qu’il sera blanchi », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant ne pas disposer « d’éléments particuliers » pour étayer cette conviction.

Il s’est également dit profondément inquiet pour la sécurité de son fils, estimant que celui-ci serait, selon ses propres mots, « plus protégé en garde à vue que dans la rue à Lyon », évoquant des menaces de mort reçues récemment.
Une onde de choc nationale
La mort de Quentin Deranque a provoqué une vive émotion dans le pays. Michel Favrot a assuré partager cette émotion, évoquant sa propre condition de père pour exprimer sa compassion face au drame.
« J’espère qu’il n’est pour rien là-dedans », a-t-il insisté, dans une déclaration où se mêlent inquiétude personnelle et affirmation de l’innocence présumée. Onze personnes ont été interpellées entre mardi et mercredi dans le cadre de l’enquête, qui se poursuit.
Des réactions contrastées sur les réseaux sociaux

Les propos du père ont suscité de nombreuses réactions en ligne. Certains internautes ont exprimé leur malaise face à ce qu’ils perçoivent comme un manque d’empathie pour la famille de la victime.
L’ancien député européen Jean-Yves Le Gallou a notamment critiqué l’attitude décrite, affirmant que, pour certains militants, leurs adversaires seraient privés d’humanité. Ces commentaires illustrent la polarisation du débat autour de cette affaire, où chaque prise de parole alimente les tensions.
Une affaire toujours en cours d’instruction
À ce stade, l’enquête judiciaire suit son cours. Les personnes placées en garde à vue bénéficient de la présomption d’innocence, et les autorités s’emploient à établir les responsabilités exactes dans ce dossier sensible.










