Quelques jours après les événements survenus à Lyon en marge d’une conférence universitaire, le gouvernement a décidé de renforcer son cadre d’action.

Une circulaire adressée aux recteurs et aux préfets appelle à une vigilance accrue autour des établissements d’enseignement supérieur, afin de garantir à la fois la liberté d’expression et la sécurité des étudiants.
Ce lundi 16 février, une note conjointe du ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, et du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a été transmise aux autorités académiques et préfectorales. Le document invite à une vigilance renforcée face à la multiplication d’incidents aux abords et au sein des universités, notamment lors d’événements organisés par des associations étudiantes.
Dans cette circulaire, les ministres rappellent que la liberté d’expression et de réunion constitue un principe fondamental dans les établissements d’enseignement supérieur. Toutefois, ils soulignent que ces libertés ne sauraient s’exercer au détriment du bon fonctionnement du service public, ni générer des situations susceptibles de perturber les activités d’enseignement et de recherche.

Un équilibre entre liberté académique et sécurité
Invité sur BFMTV le mardi 17 février, Philippe Baptiste a exprimé son inquiétude face à ce qu’il décrit comme une montée de tensions autour des campus. Il insiste sur la nécessité d’assurer la sécurité des étudiants dans un contexte de débats politiques parfois très polarisés.
Selon le ministre, certains discours peuvent contribuer à attiser des crispations, ce qui impose une vigilance accrue. Il appelle à une réflexion collective sur la manière de préserver les espaces universitaires comme lieux de dialogue et de savoir, tout en évitant que des rassemblements ne dégénèrent en situations difficiles à maîtriser.
Des restrictions possibles en cas de risque avéré

Philippe Baptiste a également indiqué que, dans le contexte actuel, certains formats de réunions pourraient ne plus être autorisés si les risques pour l’ordre public sont jugés avérés. Il précise cependant que la décision finale appartient aux chefs d’établissement, en lien avec les autorités locales.
Le ministre rappelle néanmoins que la présence de responsables politiques dans les universités fait partie de la tradition démocratique française. Les établissements d’enseignement supérieur demeurent des lieux ouverts au débat d’idées, à condition que celui-ci se déroule dans un cadre sécurisé et respectueux.
Un climat sous surveillance
La circulaire intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par de vives discussions sur la responsabilité des acteurs politiques dans le climat actuel. Plusieurs membres du gouvernement ont évoqué la nécessité d’apaiser les discours et de prévenir toute escalade.










