Dans un climat politique particulièrement sensible, les déclarations publiques se multiplient et sont scrutées avec attention.

Après les événements survenus à Lyon, les échanges entre organisations militantes et responsables politiques ont contribué à accentuer les tensions. Invitée sur LCP, la présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a indiqué que son mouvement ne sollicitait pas la dissolution du collectif Némésis, mais souhaitait qu’il soit tenu à l’écart de ses événements.
« Nous ne demandons même pas la dissolution de Némésis. Nous demandons à ce que Némésis soit tenu en dehors de nos meetings, en dehors de nos conférences, en dehors de nos manifestations », a-t-elle déclaré, estimant que la situation actuelle nécessitait des mesures de prévention. Elle a mis en avant la nécessité d’éviter toute confrontation lors de rassemblements politiques, dans un contexte qu’elle juge préoccupant.
La députée a également évoqué des tensions anciennes, affirmant que son mouvement avait à plusieurs reprises signalé des incidents ou perturbations lors de ses événements publics.

Une affaire aux ramifications politiques
Selon le collectif Némésis, Quentin Deranque participait à un dispositif d’encadrement lors d’un rassemblement organisé en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. De son côté, le gouvernement a évoqué la possible implication d’anciens membres d’un groupe antifasciste dissous.
Mathilde Panot a pris ses distances avec ces hypothèses, déclarant que, si des personnes anciennement liées à ce groupe étaient impliquées, elles devraient répondre de leurs actes. Elle a toutefois affirmé que ces faits « n’ont rien à voir » avec son mouvement, dénonçant ce qu’elle considère comme une tentative de récupération politique.

Des réactions immédiates
Les propos de la députée ont suscité des réponses rapides. Sur le réseau social X, la fondatrice de Némésis, Alice Cordier, a interrogé le sens de certaines déclarations, y voyant une formulation ambiguë.
Le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a également critiqué cette prise de position, rappelant selon lui l’importance du pluralisme démocratique et du droit à l’expression pour tous les courants politiques.










