Il soutient ensuite l’avoir déposée à la piscine municipale dans l’après-midi. D’après ses déclarations, la jeune fille était alors de bonne humeur, évoquant aussi bien cette sortie que les activités prévues à la piscine.
Toujours selon son récit, il serait ensuite rentré à son domicile pour prendre un bain, expliquant que son téléphone portable était resté posé sur sa table de chevet. Plus tard dans la soirée, alors qu’il assistait au spectacle scolaire de sa plus jeune fille, la mère de Lyhanna l’aurait contacté, inquiète de ne pas voir sa fille rentrer.

Le suspect affirme avoir répondu qu’il ne l’avait pas aperçue en fin d’après-midi. Il reconnaît toutefois ne pas avoir mentionné, lors de cet échange, qu’il disait l’avoir conduite quelques heures auparavant à la piscine, expliquant cet oubli par le fait qu’il n’y aurait pas pensé sur le moment.
Les enquêteurs confrontent le suspect à plusieurs incohérences
Au fil des auditions, les gendarmes relèvent de nombreuses contradictions entre les déclarations de Jérôme Barella et les éléments recueillis au cours de l’enquête. Face à ces incohérences, ils l’interrogent directement sur ce qui aurait pu arriver à la jeune collégienne.
Le quadragénaire avance alors l’hypothèse d’une fugue. Il évoque des tensions familiales, affirmant que la victime aurait récemment été réprimandée par ses parents et privée de son téléphone portable. Selon lui, la possibilité qu’elle ait quitté volontairement son domicile ne pouvait être écartée.

