L’argent fait-il le bonheur ? La question traverse les générations et alimente les débats.

Alors qu’Hélène Mercier-Arnault affirme ne pas s’intéresser à la fortune, plusieurs études tentent de déterminer le seuil de revenu qui permettrait d’atteindre un niveau optimal de bien-être. Entre convictions personnelles et réalités économiques, le sujet divise.
Hélène Mercier-Arnault : « L’argent ne fait pas le bonheur »
Épouse de Bernard Arnault, président du groupe LVMH, Hélène Mercier-Arnault affirme ne pas accorder d’importance à la fortune familiale. L’ancienne pianiste canadienne soutient que le bonheur repose avant tout sur une vie alignée avec ses passions et ses centres d’intérêt.
Une déclaration qui peut surprendre, venant de l’entourage de l’un des hommes les plus riches du monde, mais qui relance un débat aussi ancien que l’adage lui-même.
Les Français partagés sur la question

Selon une enquête menée en 2025 par Yomoni, 52 % des Français estiment que l’argent contribue au bonheur. Les perceptions varient toutefois selon l’âge : les plus jeunes sont plus enclins à penser que la richesse rend heureux, tandis que les plus de 60 ans se montrent plus sceptiques.
En revanche, près de la moitié des personnes interrogées considèrent les difficultés financières comme leur principale source de stress. Si l’argent ne garantit pas le bonheur, son absence pèse indéniablement sur le bien-être quotidien.
Un seuil de revenu pour être heureux ?
Des chercheurs de l’Université Harvard ont tenté de chiffrer ce fameux seuil. D’après leur étude, un revenu annuel d’environ 75.000 dollars permettrait d’atteindre un niveau de satisfaction optimal. Rapporté à la France, cela correspondrait à un peu plus de 5.300 euros mensuels.
Au-delà, le sentiment de bonheur n’augmenterait plus de manière significative. Entre 10.000 et 15.000 euros mensuels, la progression du bien-être tendrait même à plafonner, selon ces travaux.
Témoignages contrastés

Sur les ondes de RMC, les avis divergent. Certains estiment qu’un certain confort financier permet de vivre sans angoisse matérielle. D’autres soulignent qu’un salaire élevé peut s’accompagner d’une pression accrue et d’un déséquilibre personnel.
Un auditeur explique avoir quitté un poste de cadre supérieur pour devenir infirmier, acceptant une baisse de revenus au profit d’un meilleur équilibre de vie. Pour lui, le bonheur ne se mesure pas au montant inscrit sur la fiche de paie.
À l’inverse, des familles modestes rappellent que l’absence d’argent complique les choix du quotidien, des vacances aux dépenses imprévues.
Entre confort matériel et épanouissement personnel
Les exemples abondent pour illustrer les deux faces de la médaille : des familles aisées mais marquées par des tensions, et d’autres plus modestes se déclarant plus soudées et sereines.
L’argent semble agir comme un levier de sécurité plutôt que comme une source directe de bonheur. Il réduit certaines inquiétudes, mais ne garantit ni relations harmonieuses ni accomplissement personnel.










