L’Arcom, juge et bourreau

L’acharnement de l’Arcom envers TPMP s’est soldé par une interdiction lourde de conséquences. Depuis plusieurs années, l’émission multipliait les signalements pour des débordements en direct, des prises de position jugées extrémistes, et une ligne éditoriale de plus en plus décriée. L’invitation régulière de figures polémiques, le manque de contradiction sur le plateau, et la banalisation d’opinions controversées ont fini par sceller le destin de l’émission.
C8, tout comme NRJ12, a vu sa fréquence remise en question. Un choc pour la chaîne du groupe Bolloré, qui misait beaucoup sur la popularité d’Hanouna pour drainer l’audience. Mais cette fois, les avertissements n’ont pas suffi : la sanction est tombée, nette, sans appel.
Un parachute doré chez M6, mais une intégration houleuse

Malgré la fin brutale de TPMP, Cyril Hanouna ne s’est pas retrouvé sur la touche. Depuis plusieurs mois, il préparait déjà son atterrissage sur M6. Dès septembre, il devrait lancer plusieurs émissions : deux rendez-vous quotidiens de divertissement, un talk-show sur W9, ainsi qu’un nouveau programme sur Fun Radio l’après-midi. Un programme ambitieux, voire surchargé, pour un animateur plus habitué au direct tapageur qu’à la pluralité de ton.
Mais son arrivée dans le groupe M6 ne fait pas l’unanimité. En interne, plusieurs figures phares – Karine Le Marchand en tête – verraient d’un mauvais œil cette nouvelle collaboration. L’image clivante d’Hanouna continue de diviser, même en dehors de C8.
Hanouna préfère en rire… pour ne pas pleurer

Interrogé sur la fin de TPMP, Hanouna s’en tient à son arme favorite : l’humour. Sur Europe 1, dans son émission On marche sur la tête, il ironise : « Mon téléphone ne sonne plus… Il n’y a que ma mère qui m’appelle ! » Une pirouette pour éviter de s’avouer vaincu, et pour tenter de garder la face face à une réalité bien plus amère.
