Une phrase, lâchée en direct lors d’une matinée de commémoration nationale, a suffi à embraser le débat médiatique.

Le 8 mai 2025, une comparaison jugée explosive sur BFMTV a provoqué une onde de choc, plaçant journalistes, invités et chaîne d’information continue au cœur d’une polémique aux résonances historiques lourdes.
Ce 8 mai 2025, jour symbolique de la victoire sur le nazisme, une interview diffusée sur BFMTV a rapidement pris une tournure inattendue. Sur le plateau matinal, Apolline de Malherbe recevait l’avocat et ancien président de la LICRA, Alain Jakubowicz. L’échange, d’abord classique, a basculé lorsque l’invité a évoqué le paysage politique français en des termes particulièrement virulents.
Une comparaison historique aux conséquences immédiates

C’est en qualifiant La France insoumise de “mouvement fasciste” qu’Alain Jakubowicz a franchi un seuil supplémentaire, en établissant un parallèle direct entre Jean-Luc Mélenchon et Joseph Goebbels. Une analogie d’une extrême gravité dans le débat public français, d’autant plus marquante qu’elle intervenait en pleine journée de commémorations. Sur le plateau, la surprise est palpable, et Apolline de Malherbe relance son invité afin de s’assurer du sens exact de ses propos, avant de conclure l’entretien de manière neutre.
Une absence de recadrage qui fait polémique
Très vite, la séquence circule massivement sur les réseaux sociaux, suscitant indignation et incompréhension. Pour de nombreux soutiens de Jean-Luc Mélenchon, mais aussi pour des observateurs plus éloignés du champ partisan, l’absence de recadrage immédiat en direct est perçue comme problématique. Certains y voient une forme de tolérance implicite, voire de banalisation d’une comparaison assimilée à une attaque diffamatoire, surtout dans un contexte mémoriel aussi sensible.
Apolline de Malherbe sort du silence

Face à l’ampleur des réactions, la journaliste a choisi de s’exprimer quelques heures plus tard. À 15 h 03, sur le réseau social X, Apolline de Malherbe publie un message de clarification. Elle y rappelle son attachement à la liberté d’expression et à l’indépendance éditoriale des invités qu’elle reçoit. Un principe fondamental, selon elle, du débat démocratique et du fonctionnement des chaînes d’information.
Une ligne rouge clairement posée par la journaliste
Dans le même message, Apolline de Malherbe tient toutefois à marquer une frontière nette. Elle précise que ni elle-même ni BFMTV ne sauraient être associées à de telles comparaisons historiques. “Ces propos n’engagent que leur auteur”, écrit-elle en substance, soulignant que la responsabilité des paroles tenues incombe exclusivement à celui qui les prononce. Une mise au point destinée à dissiper toute ambiguïté quant à la position de la chaîne.










