Le drame de Crans-Montana continue de faire résonner une immense peine bien au-delà des frontières suisses.

Alors que les familles endeuillées tentent de survivre à l’impensable, une voix spirituelle majeure a choisi de leur adresser un message de compassion et d’espérance, dans un moment chargé d’émotion et de symboles.
L’incendie survenu dans la nuit du 31 décembre au bar Le Constellation, à Crans-Montana, a laissé une trace indélébile. Quarante personnes ont perdu la vie et 116 autres ont été blessées, certaines grièvement, dans un établissement bondé où la fête s’est transformée en cauchemar. Malgré l’intervention rapide des secours et l’entraide spontanée des clients, le bilan humain s’est révélé d’une brutalité extrême, plongeant familles et proches dans une douleur abyssale.
Une vague d’hommages et de solidarité
Dans les jours qui ont suivi, les messages de soutien ont afflué de toutes parts, anonymes comme publics, traduisant l’émotion collective suscitée par la catastrophe. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes ont tenu à rendre hommage aux victimes, rappelant que, célèbres ou non, elles avaient toutes une histoire, des proches, une vie brutalement interrompue. Cette compassion a dépassé le cadre médiatique pour atteindre les plus hautes autorités spirituelles.

Le pape face aux familles endeuillées
Le 15 janvier, Léon XIV a tenu à rencontrer les parents des victimes. Profondément ému, le souverain pontife a accueilli ces familles frappées par le deuil et leur a adressé des paroles empreintes de gravité et de tendresse. « Votre cœur est aujourd’hui transpercé, comme celui de Marie au pied de la Croix », leur a-t-il confié, établissant un parallèle puissant entre leur souffrance et l’un des symboles les plus forts de la foi chrétienne.
Des mots pour dire l’indicible
Face à ces parents brisés, le pape n’a pas cherché à minimiser la violence de la perte. Il a reconnu l’ampleur du choc et l’injustice ressentie, évoquant des vies arrachées ou durablement marquées par les brûlures et les séquelles physiques. « Une des personnes qui vous est la plus chère a perdu la vie dans une catastrophe d’une violence extrême », a-t-il rappelé, disant combien cette rencontre l’avait laissé « très ému et bouleversé ».
Une foi mise à l’épreuve

Le souverain pontife n’a pas éludé les questions qui hantent les esprits. « Pourquoi, Seigneur, pourquoi ? », a-t-il lancé, reconnaissant que ce drame constitue une épreuve pour la foi elle-même. Conscient des limites de toute parole humaine, il a admis ne pouvoir expliquer pourquoi ces familles avaient été frappées, soulignant avec humilité que ses mots restaient « limités et impuissants » face à une telle douleur.
La référence au Christ pour réconforter
Pour tenter d’apporter un apaisement spirituel, Léon XIV a puisé dans les Écritures, rappelant le cri du Christ sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Cette citation, prononcée « depuis les profondeurs de l’abandon et de la douleur », visait à rappeler aux familles qu’elles ne sont pas seules dans leur souffrance, même lorsque tout semble privé de sens.
Sans promettre de réponses, le pape a voulu offrir une perspective d’espérance. Il a affirmé que cette espérance n’était pas vaine, rappelant la résurrection du Christ comme fondement de la foi chrétienne. « Comme Marie, vous saurez attendre patiemment, dans la nuit de la souffrance, avec la certitude qu’un nouveau jour se lève », a-t-il déclaré, invitant les familles à croire, malgré tout, en un avenir où la joie pourra renaître.










