Suivez-nous
18 août 2026

« Comme si on n’existait plus » : le testament d’une riche nonagénaire lègue tout au diocèse de Gap

Publicité

Blanche Laurens meurt le 26 janvier 2013. Son patrimoine, particulièrement important, comprend notamment 22 appartements situés à Paris ainsi que plusieurs autres biens immobiliers. L’ensemble est alors évalué à environ 17 millions d’euros.

Une partie de cet héritage a notamment bénéficié au diocèse de Gap. Celui-ci indique que la rénovation de son Centre diocésain Pape François a pu être réalisée grâce au legs de Blanche Laurens. Pour sa nièce, en revanche, le changement radical intervenu quelques mois avant le décès de sa tante soulève de nombreuses interrogations.

La nièce de Blanche Laurens évoque une situation d’emprise

Isabelle Laurens affirme avoir entretenu pendant de nombreuses années une relation extrêmement proche avec sa tante. Plusieurs membres de la famille résidaient d’ailleurs dans le même immeuble du 16e arrondissement de Paris, ce qui contribuait à maintenir des contacts réguliers.

Selon son récit, la situation aurait progressivement changé avec l’arrivée dans l’entourage de Blanche Laurens de plusieurs professionnels, dont un avocat, un notaire et un secrétaire particulier présentés comme ayant des liens avec l’Église. La nièce affirme que les relations entre la nonagénaire et ses proches seraient alors devenues beaucoup plus difficiles.

Son avocat, Christophe Ayela, soutient que Blanche Laurens se trouvait en 2012 dans un état de grande vulnérabilité. Il évoque notamment des troubles cognitifs, un syndrome de Diogène ainsi qu’une consommation importante de médicaments. La famille considère que son état de santé aurait pu altérer sa capacité à prendre librement certaines décisions patrimoniales.

Ces affirmations constituent aujourd’hui l’un des éléments centraux du dossier judiciaire. Isabelle Laurens fait également état de photographies et d’enregistrements qu’elle estime susceptibles d’étayer sa version des événements. Elle considère que sa famille a progressivement été tenue à l’écart avant d’être totalement exclue de la succession.

Une plainte pour abus de faiblesse et une enquête spécialisée

En 2024, plus de dix ans après le décès de Blanche Laurens, Isabelle Laurens a finalement déposé une plainte pour abus de faiblesse afin que les circonstances entourant la rédaction du testament de 2012 soient examinées.

Publicité
Partager sur Facebook