Marie-Anne Chazel a partagé des anecdotes précieuses sur les débuts de sa troupe et de Coluche, dans les années 70 et 80, lorsque les deux camps se trouvaient à proximité l’un de l’autre, exploitant chacun leur petit café-théâtre.

« Michel Colucci était en face, dans un espace qu’il venait d’aménager, après avoir quitté le café de la Gare, » se souvient-elle.
Ces espaces sont devenus des lieux de rencontres et d’échanges créatifs, où l’humour et l’amitié se sont entremêlés, tissant des liens indélébiles entre les artistes.
Une personnalité imposante

Chazel décrit Coluche non seulement comme un artiste phénoménal mais aussi comme un homme au caractère bien trempé, doté d’une forte autorité. « C’était un chef, un leader, parfois un tyran, » explique-t-elle.
Cette autorité naturelle de Coluche était à la fois admirée et redoutée, car elle contrastait avec la dynamique plus égalitaire et collaborative du Splendid.
Cette différence de mentalité a finalement empêché une collaboration plus étroite entre Coluche et la troupe.

Malgré l’affection et l’admiration mutuelles, la décision de ne pas travailler ensemble fut prise d’un commun accord, reflétant une maturité et une compréhension des besoins artistiques de chacun.
« Nous, on était des artisans, tout le monde était à égalité, » souligne Chazel, marquant une distinction claire entre leur approche collective et la vision plus directive de Coluche.
Cette divergence n’a cependant laissé aucun regret, car chacun a pu évoluer et exceller selon ses propres termes.