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10 juillet 2026

« Chers amis, chers ennemis » : que contient le très original faire-part de funérailles signé Thierry Ardisson pour ses obsèques ?

Et tout, il l’a écrit. L’église choisie : Saint-Roch, haut lieu parisien des obsèques du monde artistique. Les morceaux diffusés : « Lazarus » de David Bowie, l’un des ultimes chefs-d’œuvre de l’artiste britannique, et une reprise de « In My Life » des Beatles par Sean Connery, subtile touche de classe et d’humour british. Jusqu’à la dernière ligne de son faire-part, « Roch never dies », Ardisson aura mêlé le sacré et le second degré avec un panache inimitable.

Le soin d’un homme qui voulait tout contrôler

Plus qu’un adieu, cette cérémonie fut une déclaration de style, une ultime preuve qu’il était, jusqu’au bout, le maître de son image. Chaque détail fut pensé comme un élément de narration, chaque moment de la cérémonie, comme un plan parfaitement cadré. Il ne laissait rien au hasard : ni la musique, ni les tenues, ni l’ordre de ses volontés.

Ce besoin de contrôle dans la mise en scène de sa propre mort n’étonnera personne de la part de celui qui, durant toute sa carrière, a fait de la télévision une matière à manipuler avec art. Pour ses proches, à commencer par sa femme Audrey Crespo-Mara, ce fut un devoir de respecter avec précision cette vision, dans une fidélité absolue à l’homme qu’il fut.

Une empreinte télévisuelle et humaine indélébile

Au-delà de cette cérémonie minutieusement chorégraphiée, Thierry Ardisson laisse une empreinte profonde dans l’histoire des médias français. Avec des émissions comme Tout le monde en parle, Salut les Terriens ! ou 93, Faubourg Saint-Honoré, il a imposé un ton libre, impertinent, souvent provocateur, mais toujours singulier. Il savait recevoir, interroger, désarmer. Il savait aussi déranger. Et c’est peut-être ce qui le rendait si inoubliable.

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