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15 septembre 2026

« Chers amis, chers ennemis » : que contient le très original faire-part de funérailles signé Thierry Ardisson pour ses obsèques ?

Décédé le 14 juillet 2025 à l’âge de 76 ans, l’Homme en noir laisse un vide dans le paysage médiatique français, mais aussi une dernière mise en scène à son image : ironique, élégante et résolument audacieuse.

Fidèle à son sens du spectacle, Thierry Ardisson a pris soin de préparer ses obsèques dans les moindres détails, y compris en rédigeant un faire-part aussi grinçant que stylisé, dévoilé le 16 juillet sur les réseaux sociaux et relayé notamment par Entrevue. Sur ce carton noir à l’esthétique sobre mais percutante, on pouvait lire : « Chers amis, chers ennemis, dernier bonsoir ! », une formule à double tranchant, parfaite synthèse de son humour mordant et de sa lucidité face à la mort.

Mais Ardisson ne s’est pas contenté d’une simple annonce. Il y impose son style jusqu’au bout, en demandant à ses invités de respecter un dress code noir et élégant, lunettes comprises, pour un dernier clin d’œil à son éternelle silhouette. Un adieu scénarisé, fidèle à ce personnage qui a toujours voulu maîtriser le cadre, les mots, et la lumière.

Une cérémonie réglée comme un générique de fin

Dans une interview accordée au Point le 9 juin 2025, l’animateur avait confié vouloir transformer son enterrement en un véritable acte de mise en scène, presque un épisode final de sa propre légende. Il évoquait alors avec légèreté : « J’aimerais que les trois femmes que j’ai épousées soient là. Ma famille aussi. Mes potes. De toute façon, quand je sentirai la mort approcher, j’écrirai tout. »

Et tout, il l’a écrit. L’église choisie : Saint-Roch, haut lieu parisien des obsèques du monde artistique. Les morceaux diffusés : « Lazarus » de David Bowie, l’un des ultimes chefs-d’œuvre de l’artiste britannique, et une reprise de « In My Life » des Beatles par Sean Connery, subtile touche de classe et d’humour british. Jusqu’à la dernière ligne de son faire-part, « Roch never dies », Ardisson aura mêlé le sacré et le second degré avec un panache inimitable.

Le soin d’un homme qui voulait tout contrôler

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