Pour limiter cet effet, une adaptation progressive peut être envisagée durant les jours précédant le changement. Décaler légèrement l’heure du repas du soir ou celle du coucher permet par exemple d’habituer progressivement l’organisme au nouvel horaire, plutôt que de modifier brutalement toutes ses habitudes en une seule nuit.
L’exposition à la lumière naturelle le matin peut également faciliter cette transition. Celle-ci participe au réglage de l’horloge biologique et intervient dans les mécanismes associés à la production de mélatonine. La lumière matinale contribue ainsi à aider l’organisme à retrouver plus rapidement ses nouveaux repères.
La médecin du sommeil Catherine Lamblin indique que l’adaptation intervient généralement assez rapidement. Selon elle, deux à trois jours peuvent suffire pour que l’organisme commence à s’habituer au nouvel horaire. Maintenir des heures de repas régulières et réduire l’exposition aux écrans en soirée peut également accompagner cette période de transition.
La suppression du changement d’heure reste en suspens
Le principe consistant à modifier les horloges deux fois par an aurait pourtant pu disparaître. En 2019, le Parlement européen s’était prononcé en faveur de la suppression du changement d’heure saisonnier, ouvrant la voie à une réforme du système dans l’Union européenne.
Pour appliquer cette mesure, les États membres devaient notamment parvenir à coordonner leur choix entre le maintien permanent de l’heure d’été et celui de l’heure d’hiver. Aucun consensus suffisamment large n’a finalement permis de mener la réforme à son terme.
Les discussions ont ensuite été reléguées au second plan, notamment avec l’arrivée de la crise sanitaire et d’autres dossiers considérés comme prioritaires. En conséquence, le dispositif actuel reste en vigueur et aucune suppression effective n’est prévue pour octobre 2026.

