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26 septembre 2026

Cette météorite cache un secret qui pourrait révolutionner nos fours industriels

Mais le tridymite météoritique écrit sa propre partition. Entre 80 et 380 Kelvin, sa conductivité thermique reste d’une stabilité parfaite. Une constance que la science n’avait jamais observée dans la nature.

« Cette structure combine l’ordre d’un cristal avec les désordres locaux d’un verre », explique Michele Simoncelli de Columbia Engineering, qui a modélisé ce phénomène grâce aux équations quantiques et à l’intelligence artificielle. Ses travaux, publiés dans PNAS en juillet 2025, révèlent un effet de compensation parfaite entre deux forces opposées.

Cette configuration hybride évoque l’effet invar, ce phénomène rare autrefois récompensé par un prix Nobel. Mais ici, l’anomalie dépasse tout ce qui était imaginable : un matériau qui maintient ses propriétés thermiques contre vents et marées.

Une prouesse qui ouvre des horizons industriels insoupçonnés.

Image d'illustration © ETREHEUREUX
Image d’illustration © ETREHEUREUX

Quand L’Intelligence Artificielle Décode Les Mystères Spatiaux

Cette prouesse n’aurait jamais vu le jour sans une collaboration scientifique d’exception. Derrière cette découverte révolutionnaire se cache un trio de chercheurs qui a osé marier intelligence artificielle et mécanique quantique pour percer les secrets d’un caillou de l’espace.

Michele Simoncelli, le physicien de Columbia Engineering, n’a pas travaillé seul. Aux côtés de Nicola Marzari de l’École polytechnique fédérale de Lausanne et Francesco Mauri de l’université La Sapienza de Rome, il a développé des algorithmes capables de modéliser l’impossible.

« Nous avons combiné les équations de la mécanique quantique avec des algorithmes d’intelligence artificielle », détaille Simoncelli. Une approche révolutionnaire qui a permis de décrypter pourquoi le tridymite défie toutes les lois connues.

La publication de leurs résultats dans PNAS en juillet 2025 marque un tournant. Ces travaux s’appuient sur une équation unifiée que l’équipe avait déjà proposée en 2019 dans Nature Physics, ouvrant la voie à cette nouvelle compréhension des transferts de chaleur.

Cette découverte évoque l’effet invar, ce phénomène rare qui avait valu un prix Nobel à ses découvreurs. Mais ici, les enjeux dépassent largement le cadre académique. Car comprendre ce comportement thermique unique, c’est ouvrir la porte à une révolution industrielle où la maîtrise de la chaleur pourrait transformer des secteurs entiers.

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