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15 septembre 2026

Cette bactérie intestinale qu’on retrouve chez tous les malades : la découverte qui change tout sur le cancer du côlon

Pendant des décennies, les médecins pointaient du doigt les suspects habituels. L’alcool, la viande rouge, le surpoids. Ces facteurs de risque semblaient évidents, documentés, incontestables. Les campagnes de prévention se focalisaient sur ces ennemis identifiés. Mais la science vient de démasquer un tueur beaucoup plus discret.

Son nom : Morganella morganii. Cette bactérie, tapie dans nos intestins, opère dans l’ombre. Elle ne fait pas de bruit, ne provoque pas de symptômes visibles. Pourtant, elle serait responsable de l’un des cancers les plus fréquents en France.

La révélation frappe comme un coup de tonnerre dans le monde médical. Ce microbe intestinal, jusqu’alors négligé, pourrait changer totalement notre approche du cancer colorectal. Les chercheurs de l’université de Yale ont levé le voile sur ce mécanisme invisible qui se joue dans nos entrailles.

Cette découverte bouleverse quarante ans de recherche. Elle ouvre une nouvelle voie dans la compréhension de cette maladie qui touche des milliers de Français chaque année. Le véritable ennemi n’était peut-être pas celui qu’on croyait.

Image d'illustration © ETREHEUREUX
Image d’illustration © ETREHEUREUX

Dans Les Laboratoires De Yale : La Traque Du Tueur Silencieux

Dans les couloirs feutrés de l’université de Yale, les chercheurs menaient une enquête d’un nouveau genre. Leur objectif : percer les mystères du microbiote intestinal et son lien avec le cancer colorectal. Les suspects ? Des milliers de bactéries présentes dans nos intestins.

La méthode choisie surprend. Les scientifiques analysent diverses souches présentes dans l’intestin de chauves-souris atteintes d’un cancer du côlon. Ces petits mammifères deviennent leurs témoins privilégiés. Chaque souche bactérienne est passée au crible, scrutée, disséquée.

C’est là que l’évidence éclate. Certaines souches de Morganella morganii fabriquent de petites molécules mortelles : les indolimines. Ces substances génotoxiques attaquent directement notre patrimoine génétique. Elles endommagent l’ADN humain de manière sournoise.

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