Michel Mallory a finalement changé d’avis. Dans son livre La véritable histoire de La musique que j’aime, publié aux Éditions Talent, il raconte désormais celui qu’il a côtoyé pendant près d’un demi-siècle. Son objectif est de livrer le portrait de Johnny qu’il a personnellement connu, loin de l’image publique du Taulier.
Certaines déclarations entendues depuis la mort du chanteur l’ont également poussé à prendre la parole, particulièrement celles concernant sa consommation de substances.
« C’était un ivrogne mais pas un drogué »
Sur ce sujet, Michel Mallory ne prend aucune précaution dans le choix de ses mots. Il s’en prend à ceux qui, selon lui, auraient cherché à attirer l’attention en présentant Johnny Hallyday comme un consommateur régulier de drogue.
« Je peux vous le dire, c’est faux. C’était un ivrogne mais pas un drogué », affirme-t-il. Une formule particulièrement brutale par laquelle il reconnaît les problèmes d’alcool du chanteur tout en contestant catégoriquement les autres affirmations.
Michel Mallory considère qu’il était désormais nécessaire de « prendre la parole pour le défendre et raconter qui il était vraiment ». Il ne cherche pourtant pas à dresser le portrait d’un homme dépourvu de défauts.
Pour lui, Johnny était un personnage rempli de contradictions. Il le décrit notamment comme pudique, sentimental, séducteur, taiseux et extrêmement généreux, tout en reconnaissant certaines facettes beaucoup moins flatteuses de sa personnalité.
Une amitié qui dépassait largement la musique
La relation entre les deux hommes s’est évidemment construite autour de leur passion commune. Michel Mallory a participé à plusieurs moments importants de la carrière du chanteur, dont la création de « La musique que j’aime », sortie en 1973 et devenue l’un des morceaux emblématiques de Johnny Hallyday.


