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10 juillet 2026

« C’était traumatisant à voir » : Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025, raconte le choc du cancer de sa mère et la force qu’elle a dû trouver

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Derrière le sourire éclatant de Miss France 2025 se cache une épreuve intime, un coup de tonnerre familial qui a changé à jamais le regard d’Angélique Angarni-Filopon sur la vie. En février 2023, sa mère apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein à la suite d’un simple contrôle. Le diagnostic, brutal, est trop difficile à formuler pour elle, et c’est la sœur aînée d’Angélique qui prend le relais. “Ce coup de fil a gelé mon sang”, confie-t-elle, décrivant un moment suspendu, où tout s’effondre. Très vite, la maladie gagne du terrain, des lésions apparaissent dans l’autre sein, et l’équilibre familial est mis à rude épreuve.

Revenir au foyer pour soutenir

Consciente que sa mère aurait besoin d’un soutien constant, Angélique fait un choix fort : elle quitte son appartement pour revenir vivre chez elle. La maison devient alors un sanctuaire, un refuge dans lequel elle refuse de laisser entrer la maladie. “On ne voulait pas qu’elle colonise notre quotidien”, dit-elle avec détermination. Elles instaurent une routine rassurante, entre soins de beauté, discussions légères et tendres rituels. Mais cette bulle de douceur est parfois percée par la brutalité de la réalité, comme ces instants où Angélique doit aider sa mère à supporter les douleurs post-opératoires, notamment après la douche, face aux brûlures et aux cicatrices.

La féminité mise à l’épreuve

Au fil de son témoignage, la jeune femme aborde avec sensibilité la symbolique du sein dans la construction de l’identité féminine. Bien que sa mère n’ait pas eu recours à la chimiothérapie et ait conservé sa chevelure, l’impact émotionnel de la maladie reste immense. Angélique pense à toutes ces femmes qui, confrontées à la perte d’un sein ou de leurs cheveux, voient leur image profondément altérée. Pour elle, la féminité dépasse les contours du corps : c’est un regard, une force, une manière de se tenir debout malgré tout. Ce message, elle veut le faire entendre à toutes les femmes blessées dans leur chair.

Être aidante, un rôle oublié

Miss France met également en lumière une réalité souvent passée sous silence : le rôle des aidants. Elle raconte la difficulté de tenir bon, de soutenir, de rassurer, tout en luttant soi-même contre le vertige de la peur. L’épuisement moral guette. Heureusement, Angélique a pu compter sur sa sœur, une précieuse confidente avec qui elle partageait ses angoisses. “On a toutes besoin d’un sas de décompression”, explique-t-elle. Ce lien fraternel a été vital pour qu’elle puisse continuer à être présente, sans se perdre elle-même dans la tourmente.

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