Suivez-nous
28 juillet 2026

“C’est un cauchemar dystopique” : la Chine crée un robot capable d’accoucher

Publicité

Derrière la promesse d’une révolution médicale, ce prototype attendu pour 2026 soulève d’immenses questions éthiques et sociétales. Présenté lors de la World Robot Conference en août 2025, le projet Kaiwa repose sur un humanoïde à taille réelle doté d’un utérus artificiel inséré dans son abdomen. Le robot embarquerait une poche de liquide amniotique synthétique, des capteurs biométriques et un système de nutrition, simulant l’environnement intra-utérin. Objectif affiché par Zhang Qifeng, fondateur de Kaiwa Technology : s’affranchir totalement du corps humain pour concevoir et porter un enfant. Le coût annoncé – entre 11 000 et 14 000 € – serait très inférieur aux montants atteints par les gestations pour autrui aux États-Unis, estimées entre 100 000 et 200 000 dollars.

Une innovation entre espoir et vertige

Sur le papier, l’initiative pourrait représenter une alternative pour des couples infertiles ou privés d’accès à la GPA. Mais elle bouleverse les repères. À qui appartiendrait l’enfant ? Quelle valeur juridique donner à la machine ? Et surtout, quel rôle symbolique et biologique restera-t-il aux femmes si la grossesse devient un processus externalisé et mécanisé ? Ces interrogations, loin d’être théoriques, alimentent déjà de vifs débats au sein des autorités de la province du Guangdong, où un cadre légal est à l’étude.

Le spectre d’une maternité déshumanisée

Pour de nombreux bioéthiciens, le danger réside dans la perte de sens. « Le choix de donner la vie ne devrait pas appartenir à un algorithme, mais à une conscience responsable », alerte une réflexion citée par India Today. La grossesse n’est pas seulement une fonction biologique : elle est aussi une expérience sensorielle, affective et sociale. La réduire à une mécanique reproductrice reviendrait à nier la dimension humaine de la maternité.

Les craintes féministes et sociales

Voir la suite dans la page suivante ⬇⬇
Publicité
Partager sur Facebook