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8 août 2026

“C’est dur et violent à assumer” : Anne Hidalgo franche sur sa défaite à la présidentielle

Après sa défaite, Anne Hidalgo a trouvé du réconfort dans un voyage en Ukraine. « Je suis partie en Ukraine. Le premier tour, c’était le 10 avril et le 14 j’étais à Kiev avec Vitali Klitschko, le maire, dans une ville assiégée, en guerre. Je suis partie à Boutcha. J’ai vu les chars russes arrêtés », a-t-elle raconté. Ce séjour lui a offert une perspective nouvelle. Klitschko lui a confié : « En politique, on ne meurt que quand on ne combat pas. La seule mort qui existe, c’est quand ton cœur s’arrête de battre. » Une leçon qu’elle qualifie de « magnifique ».

Le Parti socialiste et les défis de la gauche

Interrogée sur le soutien (ou son absence) du Parti socialiste lors de sa campagne, Anne Hidalgo a refusé de pointer du doigt. « Je ne reproche rien à personne. J’ai été candidate parce que je l’ai décidé à un moment où j’ai considéré que mon parti était à terre », a-t-elle expliqué. Elle a également critiqué l’idée d’une candidature unique derrière Yannick Jadot, affirmant que cela aurait signé la fin du Parti socialiste.

Une gauche sans Mélenchon ?

Anne Hidalgo reste convaincue que la gauche peut gagner sans Jean-Luc Mélenchon. « Il est une impasse pour la gauche », a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité d’un mouvement plus large pour rassembler la société. Pour elle, la victoire de la gauche passe par une refonte de son projet et une meilleure connexion avec les aspirations des citoyens.

Alors qu’elle prépare sa sortie de la mairie de Paris en 2026, Anne Hidalgo laisse derrière elle un héritage marqué par des combats et des défis. Son livre, tout comme ses déclarations, révèlent une femme politique résiliente, prête à tirer des leçons de ses échecs et à continuer de croire en l’espoir. Son parcours, bien que tumultueux, reste une source d’inspiration pour ceux qui croient en la force de l’engagement politique.

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