En février dernier, elle s’était déjà insurgée contre des programmes d’amélioration du cadre de vie en Chine, ou encore contre des subventions destinées à renforcer l’égalité femmes-hommes en Albanie, le tout financé avec l’argent du contribuable français. L’un de ses coups de gueule les plus médiatisés concernait les 44 millions d’euros envoyés à Gaza pour des programmes de sécurisation hydrique et alimentaire. Knafo s’interrogeait alors publiquement : « Qui peut nous garantir que cet argent n’atterrit pas dans les poches du Hamas ? »
Un impact politique grandissant

Face à la montée de ces critiques, le gouvernement a commencé à infléchir sa position. En 2025, une coupe budgétaire de 2 milliards d’euros dans l’aide publique au développement a été actée. Une réduction que certains au sein de la majorité souhaitent prolonger, alors que François Bayrou est chargé de trouver près de 44 milliards d’euros d’économies dans le cadre du budget 2026.
Dans ce contexte, les révélations sur des projets “non prioritaires” à l’étranger nourrissent un débat politique de plus en plus tendu, entre ceux qui défendent la solidarité internationale comme levier diplomatique et moral, et ceux qui estiment que la priorité doit aller aux Français en difficulté.
Sarah Knafo, pour sa part, entend bien capitaliser sur cette indignation populaire. En martelant l’idée d’un État qui « demande des sacrifices à ses citoyens tout en finançant des lubies internationales », elle cherche à incarner une ligne souverainiste radicale, axée sur le repli budgétaire et identitaire.
