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27 août 2026

Ces écureuils au visage défiguré qui terrorisent l’Amérique : ce que révèlent enfin les experts

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La scène est banale au départ. Un habitant aperçoit un écureuil dans son jardin fin juillet. L’animal semble avoir quelque chose collé au visage – de la nourriture peut-être ? Mais en s’approchant, l’horreur se révèle. Cette masse informe fait partie de sa peau. Le témoin, sous le choc, lance un appel désespéré sur Reddit : « Any ideas what is going on with this little fella? »

Les témoignages se multiplient. Du Maine à la Virginie, les propriétaires découvrent ces créatures sorties d’un film d’horreur. Plaies béantes, excroissances verruqueuses, visages complètement déformés – les écureuils ressemblent à des morts-vivants. Les internautes les surnomment rapidement les « zombie squirrels ».

Les photos partagées montrent des animaux méconnaissables. Certains ont le museau entièrement recouvert de tumeurs purulentes. D’autres traînent des masses de chair qui pendent grotesquement. L’effroi gagne les réseaux sociaux, où les réactions oscillent entre dégoût et fascination morbide.

Ces apparitions inquiétantes ne sont pourtant que la face visible d’un phénomène bien plus répandu que ne l’imaginent les Américains.

Image d'illustration © ETREHEUREUX
Image d’illustration © ETREHEUREUX

La Variole De L’Écureuil : Une Maladie Plus Répandue Qu’On Ne Le Croit

La réponse à ces apparitions terrifiantes a un nom : variole de l’écureuil, également appelée fibromatose. Cette maladie naturelle frappe bien plus souvent qu’on ne l’imagine, mais reste invisible jusqu’à ce que les tumeurs défigurent complètement les animaux.

Shevenell Webb, biologiste spécialisée dans la faune sauvage du Maine, lève le voile sur ce phénomène inquiétant. Les écureuils contractent le virus près des mangeoires où ils se rassemblent en grand nombre, partageant leur salive. La contagion explose alors à une vitesse fulgurante.

« C’est comme quand vous avez une grande concentration de personnes. Si quelqu’un est malade et que c’est quelque chose qui se propage facilement, les autres vont l’attraper », explique l’experte. La comparaison avec nos rhumes hivernaux est saisissante – mais ici, les conséquences visuelles sont autrement plus traumatisantes.

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