Lors de son intervention, Laure Adler a été interrogée sur le cas dramatique de Gisèle Pélicot, victime d’actes inhumains par un groupe de 50 hommes, ainsi que par son ex-mari.
Ce procès a suscité de vifs débats sur les réseaux sociaux et parmi les personnalités publiques, y compris le journaliste Karim Rissouli qui a exprimé son indignation face à l’identification collective des hommes à ce type de criminels.
Adler a commenté positivement sur l’implication des hommes dans le mouvement féministe, soulignant l’importance de distinguer la majorité des hommes de ceux ayant commis de telles atrocités.
Le dialogue avec Léa Salamé : féminisme et #MeToo

Face aux questions de Léa Salamé, Laure Adler a également réagi aux propos de Caroline Fourest, qui a critiqué certaines dérives du mouvement #MeToo, le qualifiant de « puissance d’accusation ».
Adler respecte et admire Fourest pour sa vigilance face aux possibles excès d’un « féminisme radical », tout en nuanceant que la réalité actuelle est toujours marquée par des violences sexistes et sexuelles quotidiennes, surtout envers les femmes précaires.
Perspectives sur le féminisme et la responsabilité sociale

Laure Adler a insisté sur la nécessité de maintenir une perspective équilibrée, reconnaissant à la fois les avancées du féminisme et la persistance des violences. Elle valorise l’engagement des hommes dans le féminisme et critique les généralisations qui pourraient aliéner les alliés potentiels. De même, elle souligne l’importance de rester vigilant face aux dérives possibles tout en continuant de lutter contre les injustices manifestes qui affectent quotidiennement les femmes.