Il étudie ensuite la littérature anglaise à l’université de Canterbury avant de poursuivre son cursus à l’université Victoria de Wellington. Son entrée dans l’univers du cinéma ne se fait toutefois pas immédiatement devant les caméras. Sam Neill travaille pendant six ans au sein de la New Zealand National Film Unit, où il se familiarise avec le montage, l’écriture de scénarios et la réalisation de documentaires.
Cette expérience lui permet d’acquérir une connaissance approfondie de la fabrication d’un film avant qu’il ne décide de se consacrer pleinement au métier de comédien. Sa carrière prend véritablement son envol à la fin des années 1970, notamment grâce à Sleeping Dogs, sorti en 1977.
Deux ans plus tard, il apparaît dans Ma brillante carrière aux côtés de Judy Davis. Sa prestation attire notamment l’attention de James Mason. L’acteur britannique intervient alors auprès des studios afin que Sam Neill obtienne le rôle de Damien dans La Malédiction finale, troisième volet de la célèbre trilogie horrifique.
L’année 1981 marque une nouvelle étape dans son ascension. En plus de La Malédiction finale, Sam Neill partage l’affiche de Possession, réalisé par Andrzej Żuławski, avec Isabelle Adjani. Son jeu intense et sa capacité à évoluer entre des registres très différents renforcent progressivement sa réputation internationale.

Son nom est même envisagé pour succéder à Roger Moore dans le rôle de James Bond. Sam Neill est finalement écarté au profit de Timothy Dalton, qui incarne l’agent 007 dans Tuer n’est pas jouer en 1987. Des années plus tard, le comédien reconnaîtra avoir ressenti un véritable soulagement en apprenant qu’il ne jouerait pas James Bond.
En 2023, il expliquait ne pas avoir réellement souhaité décrocher ce rôle, contrairement à son ami Pierce Brosnan, qui rêvait d’incarner l’espion britannique. Brosnan deviendra finalement James Bond entre 1995 et 2002, après le passage de Timothy Dalton dans la franchise.
« Jurassic Park » et « La Leçon de piano », le tournant de 1993
L’année 1993 occupe une place déterminante dans la filmographie de Sam Neill. Deux productions majeures vont simultanément asseoir sa reconnaissance critique et sa popularité auprès du grand public.
Sous la direction de Jane Campion, il interprète Alistair Stewart dans La Leçon de piano. Son personnage, époux violent d’Ada MacGrath, incarnée par Holly Hunter, permet à l’acteur de livrer une performance particulièrement remarquée. Le film connaît un immense succès critique et remporte trois Oscars ainsi que la Palme d’or au Festival de Cannes.
La même année, Steven Spielberg lui confie le rôle qui restera le plus étroitement associé à son nom. Dans Jurassic Park, Sam Neill prête ses traits au paléontologue Alan Grant, spécialiste des dinosaures confronté à la spectaculaire et dangereuse réalité du parc imaginé par John Hammond.
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