
De plus en plus nombreux, ils décident de passer par des méthodes parallèles, quitte à franchir la ligne rouge. Une dérive inquiétante malgré le renforcement de la législation contre le squat.
Entrée en vigueur en juillet 2023, la loi n° 2023-668 dite “anti-squat” promettait d’accélérer les expulsions et de durcir les sanctions contre les occupants illégaux. Désormais, les squatteurs risquent jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Sur le papier, le cadre légal semble dissuasif.
Mais dans la pratique, les procédures restent longues et complexes. Entre démarches administratives, délais judiciaires et recours possibles, de nombreux propriétaires se retrouvent démunis, parfois pendant des mois.

“On prend un avocat, un huissier, on va voir la gendarmerie, les services sociaux… et à chaque fois, c’est une claque”, raconte Guy, un propriétaire interrogé par TF1.
Des “mercenaires” payés pour expulser les squatteurs
Face à cette lenteur, certains franchissent le pas de l’illégalité. Ils font appel à des hommes de main ou agents de sécurité, surnommés “gros bras”, pour déloger les occupants récalcitrants.
Ces “intervenants” agissent dans l’ombre, en reproduisant les méthodes des squatteurs eux-mêmes : attendre leur absence, pénétrer dans le logement et changer les serrures.
